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Rapport Simon en ligne

Le rapport portant sur "l'orientation des nouveaux étudiants dans les universités" paru en juin 2006 est maintenant conultable en ligne sur le site du ministère :

http://www.education.gouv.fr/pid258/les-rapports-i.g.a.e.n.r.html

En substance voici ce que l'on peut en retenir, à partir de phrases clefs du rapport "Accueil et orientation à l'université: une meilleure "gouvernance" et plus de moyens sont des "prérequis"

 


Il faut donner autant d'importance à la mission de formation qu'à la mission de recherche et attribuer à l'université tous les moyens d'atteindre l'objectif de 50% d'une classe d'âge diplômée du supérieur.

Voici les 5 premières recommandations des IGAEN sur les 12 du rapport:

Recommandation 1 : Accroître l’efficacité de l’orientation

La question du service d’orientation concerne les deux ordres d’enseignement, le secondaire et le supérieur. On a vu que, dans le supérieur, les exemples de bon fonctionnement du système impliquaient :

  • un bon positionnement du service, dont les missions sont assumées et soutenues par la présidence et le CEVU, et qui doit être partenaire des équipes de formation avec lesquelles il doit interagir ;
  • la nomination dans ces services d’un personnel suffisant pour que l’ensemble des profils nécessaires, en termes de compétences statistiques, économiques, psychologiques, soit représenté.
Recommandation 2 : Professionnaliser l’orientation

Il s’agit de définir les métiers de l’orientation en fonction des besoins réellement identifiés.

Cette professionnalisation doit donner aux intéressés conscience du fait qu’il s’agit d’unmétier basé, non seulement sur la connaissance de la psychologie, mais aussi sur la compétence à analyser l’environnement économique, son évolution, ses dimensions régionale,nationale et internationale ainsi que ses règles du jeu. Ces professionnels devront êtrepréparés à restituer ce contexte global non seulement aux familles, aux élèves et auxétudiants, mais aussi aux communautés enseignantes tant du secondaire que du supérieur,chargées de leur transmettre des savoirs adaptés aussi (mais pas uniquement) à cette fin.

L’exemple des services des universités qui fonctionnent bien montre que le mélange de personnels de différentes origines et avec des compétences complémentaires peut être un facteur d’efficacité.

Recommandation 3 : Faire de la liaison secondaire/supérieur une priorité académique

 

Engager tous les rectorats à construire, avec les lycées, les universités et les établissements d’enseignement supérieur de leur région, un projet académique comportant :

  • l’analyse des publics concernés par l’organisme régional d’observation, d’analyse et d’évaluation ;
  • l’analyse de l’ensemble de l’offre de formation post-baccalauréat (lycées, universités et écoles), des débouchés qu’elle assure et des pré-requis qu’elle suppose, en liaison avec le tissu économique régional, les organismes de recherche, les administrations et les collectivités ;
  • la mise en place d’un véritable service partagé d’information, d’orientation et d’insertion professionnelle par la coordination des services rectoraux d’orientation et des SCUIO, sous l’autorité conjointe du recteur et des présidents d’universités.

Il permettra de travailler l’information et l’orientation de la fin de 3ème à la sortie de l’enseignement supérieur selon une politique concertée, identifiant les étudiants présentant des fragilités par rapport aux orientations choisies et facilitant le développement de l’ambition universitaire des milieux défavorisés. Cette mesure suppose qu’au niveau de chaque établissement, le SCUIO soit correctement positionné, doté des moyens nécessaires, saisi à la fois de l’information, de l’orientation, des stages professionnels (hors formation continue, mais en liaison avec elle) et de l’insertion professionnelle et correctement intégré au sein des équipes de formation. Le dispositif devra, naturellement, être adapté à la spécificité de chaque établissement ;

  • l’identification, discipline par discipline, des besoins de mise en cohérence pédagogique des contenus d’enseignement entre le niveau lycée et la première année du L et la mise en place des équipes mixtes disciplinaires chargées de travailler à l’harmonisation ;
  • une information mutuelle adéquate des enseignants du secondaire et du supérieur sur les réalités de leurs niveaux réciproques ;
  • une information complète sur les « nouvelles » disciplines et leurs pré-requis, notamment : Droit, Psychologie, Sociologie, Sciences politiques, STAPS, etc. ;
  • l’harmonisation inter académique avec les académies limitrophes sur la gestion des vœux des bacheliers en STS et DUT ;
  • la mise en place d’un portail régional mutualisé sur le site académique, en liaison avec les outils d’accueil et d’information des établissements et le portail national récemment inauguré ;
  • l’évaluation périodique par l’organisme régional d’observation, d’analyse etd’évaluation, en fonction d’indicateurs définis en commun avec les partenaires locaux et les instances ministérielles (DGES, DGESCO, DEPP).

Recommandation 4 : Privilégier l’orientation des bacheliers technologiques et professionnels dans les filières courtes
Dans chaque académie, l’orientation des bacheliers technologiques et professionnels vers les filières technologiques courtes doit être privilégiée pour combattre les effets d’éviction constatés. Les moyens à mettre en œuvre sont les suivants :

  • la régulation de l’orientation entre le post-baccalauréat lycées (STS et CPGE) et le L1 des universités, pour permettre une orientation prioritaire des bacheliers professionnels et technologiques vers les STS et les IUT et des bacheliers généraux vers les universités et les CPGE ;
  • l’introduction de critères qualitatifs dans les processus d’orientation : les titulairesde baccalauréats technologiques et de baccalauréats professionnels qui s’orientent vers l’enseignement supérieur doivent se voir assurés d’obtenir une place dans une STS, garantie par l’existence, auprès du recteur, d’une commission de recours. La présence des bacheliers technologiques dans les IUT devrait faire l’objet d’un financement incitatif. Une proposition alternative – en rapport avec la modification des programmes des baccalauréats technologiques visant à les rendre plus compatibles avec la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur – tendrait à réserver l’exclusivité de ces formations aux seuls bacheliers technologiques et professionnels, ce qui devrait avoir pour effet de diminuer le nombre des orientations vers les baccalauréats S et ES, en les limitant à la poursuite d’études longues. La première formule est plus facile à mettre en œuvre, car elle ne remet pas en cause l’équilibre entre filières de l’enseignement secondaire ;



Recommandation 5 : Renforcer le rôle des conseils de classe de terminale
Autour du professeur principal, les conseils de classe du lycée doivent constituer de véritables équipes pédagogiques investies dans le suivi et l’orientation des élèves et leur préparation aux études supérieures. Cela exige un renforcement de l’animation de l’équipe par le professeur principal, en développant la concertation entre professeurs au cours des trimestres, par des réunions régulières et une information opérationnelle sur les réalités de l’enseignement supérieur. Il est proposé que, de même que les conseils de classe se prononcent, dans les classes de détermination, sur les orientations choisies par les élèves, ils puissent émettre des avis, en terminale, sur le projet d’orientation de l’élève dans le supérieur. Ces avis n’auraient pas un caractère contraignant, mais pourraient permettre d’aider les bacheliers et leurs familles à s’interroger en amont et aux universités de repérer, dès l’inscription, certains profils nécessitant une aide à l’orientation et des mesures de soutien.
En cas d’écart entre le choix d’orientation et la recommandation du conseil de classe, un entretien individuel serait organisé par l’université.
Cette proposition n’a de sens que si fonctionne véritablement la bonne information des enseignants du secondaire sur les conditions nécessaires à la poursuite d’études universitaires.



Après ces cinq premières recommandations du groupe des IGAEN, suivent des recommandations qualitatives présentées dans un nouveau paragraphe "Introduire des critères qualitatifs dans le pilotage de l’offre de formation"

Recommandation 6 : Privilégier le critère de l’insertion professionnelle dans l’examen des habilitations

Recommandation 7 : Valoriser dans les financements l’effort social et pédagogique

Recommandation 8 : Penser les cursus du L en termes de débouchés autant qu’en termes de disciplines

Recommandation 9 : Les licences professionnelles ne donnent pas droit à une poursuite d’études

Recommandation 10 : Supplément au diplôme

Recommandation 11 : Une évaluation systématique des enseignements

Recommandation 12 : Systématiser et généraliser les bonnes pratiques existantes

" Un principe doit être rappelé d’emblée : plus un étudiant est fragile au regard des études qu’il entreprend, plus il doit être encadré et plus les dispositifs mis en œuvre doivent être directifs. L’autonomie ne se décrète pas, elle se construit. Les idéologies diverses qui sous couvert de respect absolu d’une liberté très abstraite ou, au rebours, de garantie de l’excellence conduisent à laisser faire, pénalisent en premier lieu ces étudiants là, qui forment, a priori, une part importante des « nouveaux » étudiants.

Enfin, si toutes ces propositions ne sont pas forcément applicables à tous les établissements ni forcément souhaitables dans toutes les disciplines, aucune n’est infaisable a priori, puisque toutes ont été observées sur le terrain. Il s’agit d’une liste de bonnes pratiques dont les auteurs sont les universités elles-mêmes."

Dans le domaine de l’information et de l’accueil

  • Penser les outils en fonction des utilisateurs, notamment les plaquettes d’information, mais aussi les sites Web, pour en faire des outils interactifs de pré orientation, comportant une information adéquate sur les pré-requis, les taux de réussite et les débouchés effectifs ;
  • Généraliser les journées portes ouvertes en y impliquant l’ensemble de la communauté universitaire avec l’appui effectif des rectorats, des proviseurs de lycées et des professeurs principaux ;
  • Organiser en commun avec le rectorat un salon régional des métiers et des formations, voire des salons départementaux, en visant les publics lycéens dès la seconde (classe de détermination) et en invitant les lycées à y préparer leurs élèves ;
  • Mettre en place des chaînes cohérentes d’inscriptions administratives comprenant l’ensemble des services à l’étudiant, les associations étudiantes et des dispositifs
  • d’entretiens individuels, pour des publics ciblés permettant d’éventuelles réorientations en STS en vertu d’accords avec les lycées ;
  • Généraliser le tutorat d’accueil en liaison avec les associations étudiantes qui devraient s’en faire le relais.

 

[...]

Annexe 2

Listes des personnalités rencontrées
– M. ARROUS, directeur du SCUIO, université Strasbourg 3
– Mme DURU-BELLAT, chercheur IREDU
– M. FILATRE, enseignant-chercheur à Toulouse 2
– M. FORESTIER, président du conseil d'administration du CEREQ
– M. PETIT, président du comité du suivi licence

Liste des services et organismes rencontrés
– AFIJ
– APEC
– CEREQ
– Conférence des directeurs de SUIO
– Conférence des présidents d’université
– Direction de l’évaluation et de la prospective
– Direction de l'enseignement supérieur
– HCEEE
– Observatoire de la vie étudiante
– ONISEP
– MEDEF

Organisations étudiantes représentées au CNESER
– UNEF
– FAGE
– UNI
– PDE

La mission a pu rencontrer tous les recteurs et tous les SAIO concernés des académies prévues au protocole, sauf pour l’académie de Paris, ainsi que des proviseurs de lycée.

Dans les universités, la mission a rencontré l’équipe de direction, les services d’orientation et d’insertion, les OVE, des responsables de formation, des étudiants.


Les annexes thématiques à consulter :

Annexes thématiques


Annexe 3.1. : Une politique globale de lutte contre l’échec
• Exemple de l'université Bretagne-Sud

Annexe 3.2. : Les dispositifs de rattrapage
• Exemple de l'université Paris 12
(UFR administration et échanges internationaux)
• Exemple de l'université Lille 1

Annexe 3.3. : Les dispositifs de réorientation
• Exemple de l'université de Mulhouse Haute-Alsace

Annexe 3.4. : Le tutorat d'accompagnement
• Exemple de l'université de Mulhouse Haute-Alsace
• Exemple de l’université Lille 2 (UFR de médecine)

Annexe 3.5. : Les enseignants référents
• Exemple de l'université Paris 6
• Exemple de l'université Toulouse 3 (UFR des sciences)

Annexe 3.6. : Le projet personnel et professionnel
• Analyse du projet personnel et professionnel et application dans quelques universités
• Nouvelle approche méthodologique appliquée à une discipline

Annexe 3.7. : Exemple d’une nouvelle approche méthodologique centrée sur l’apprentissage d’une discipline

Bonne lecture

[mise en ligne POW 23.08.2006]






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